Parc vapeur

Une locomotive n°3 020T Decauville Type “Progrès N°876 de 1914. Chaudière n°5346. Avant 1943, cette machine appartenait aux Etablissements Basseux à Armentières, puis elle est acquise par la Société des schistes et grès d’Eperin à Béthune. Elle est acquise par les usines Céramiques de Beugin-la-Comté à La Comté par Houdain en 1950.
Achetée par un particulier, elle est arrivée au CFC le 14/09/1985 et remise en état par l’équipe en 1986. Exploitation de 1986 à 1991. Elle a été rachetée par le CFC en 2003.

Epreuves décennales les 03/02/1943, 19/09/1950, 21/10/1986.

poids à vide  5,5 t timbre   12 bars
poids en charge 6,750 t surface de chauffe
12,00 m2
longueur hors tout 3,640 m volume de vapeur 200 l
largeur hors tout 1,550 m soute à eau 1000 l
hauteur 2,600 m soute à charbon 300 kg
empattement 1,060 m effort au crochet 1036 kg
distribution Walschaert

La N-03 juste après sa restauration au CFC.

La N-03 en manœuvre sur la voie 1 du dépôt.


La N-03 quitte la station la Ferme pour attaquer la rampe d’accès à la passerelle.

 

Une locomotive 030T Decauville (N-06) de 1920 n° 1770. Numéro de chaudière 5750, éprouvée à l’usine de Corbeil 28 Avril 1920 et livrée le 1er juillet de la même année à Morillon et Corvol.
Elle est rachetée ensuite par les Ciments d’Origny Sainte Benoîte avec les mêmes numéros. Achetée par un particulier en 1970, elle a circulé sur différents réseaux touristiques en région parisienne (St Eutrope, CIP, MTVS).
Cette locomotive est arrivée en 1987 sur le Chemin de Fer des Chanteraines qui, après une grande révision et l’épreuve décennale, l’a remise en service. Elle a circulé jusqu’à l’automne 1998, date à laquelle le renouvellement de la chaudière a été demandé par l’APAVE. Propriété de l’association du CFC.

Cette machine est classée Monument Historique.

poids à vide  8,000 t timbre   12 bars
poids en charge 10,500 t surface de chauffe
17,35 m2
longueur hors tout 4,612 m volume de vapeur 200 l
largeur hors tout 1,620 m soute à eau 1150 l
hauteur 2,600 m  soute à charbon 0,6 t
empattement 1,600 m effort au crochet 1752 Kgs
distribution Walschaert
Photographiée dans le dépôt après sa grande révision et
épreuve décennale en 1988
En manœuvre sur le grill avant la prise de service. Sur la voie 9 pour l’allumage.
Toujours dans le dépôt Prête pour la mise en tête

Une locomotive N-12 “Bertha”, 020T Orenstein & Koppel de 1905 N° 1627.
Construite à Berlin en1905, elle a été livrée à Liebold & Co, Langbrück le 26 juillet 1905.
Dernières affectations : Etablissement LECAT à Péronne (Somme), puis Chemin de Fer d’Intérêt Privé à Dannemois Seine et Marne.
Arrivée au CFC le 23/05/1992, la chaudière a été changée avant sa remise en service.

poids à vide 6,5 t timbre 12 bars
poids en
charge 
7,5 t   surface de chauffe 14,46 m2
longueur hors tout 4,25 m production de
vapeur
0,36 t/h
largeur hors tout 1,6 m soute à eau 550 litres
hauteur 2,7 m  soute à charbon 0,39 t
empattement 1,10 m  effort au
crochet
1065 kg
distribution O&K
Au pont d’Epinay, les premières chauffes. Au dépôt, dans sa livrée verte
La Bertha N-12 en cours d’allumage La Bertha prête au service.
Une locomotive N-13 Tabamar, 020T Decauville, construction sous-traitée à Borsig de 1911 n° 8069.
Cette machine a participé à la guerre de 1914-18. On la retrouve dans une
carrière dans le Vaucluse, puis aux Etablissements Ruvenshort et Humbert à
Villeneuve-la-Guyarde. Puis Musée des Transports de Valmondois. Arrivée au CFC le 11/04/1994.

poids à vide  timbre   12 bars
poids en charge surface de chauffe
longueur hors tout 4,45 m volume de vapeur
largeur hors tout 1,55 m soute à eau
hauteur 2,40 m soute à charbon
empattement 0,90 m  effort au crochet
distribution
Remise en tète au Pont d’Epinay,début 2001 La Tabamar N-13

 Une locomotive N-18 “La Bouillote” 020T Decauville N°869 type “Progrès” nouveau modèle. Elle a été construite en 1914 à Corbeil et livrée le 09/02/1914 à la Société Anonyme des Hauts Fourneaux Forges et Aciéries Denain et Anzin (Nord). Son écartement était alors de 765 mm, comme pour les 870 et 871 qui avaient les mêmes spécifications. La chaudière porte le n°5325 a été éprouvée la première fois 15/04/1913. La médaille, en cuivre frappé, est encore sur la chaudière.
Ensuite, on la retrouve entre 1930 et 1970 dans l’entreprise de travaux publics Blanchard à Agen où elle participa à la construction de
l’aérodrome de Limoges.
Vendue en adjudication en 1971, elle quitte le Lot-et-Garonne pour le parc de Risle Vallée dans l’Eure.
Acquise par un particulier en 82, elle arrive au CFC en mars 2001, où elle retrouve son timbre d’origine après deux ans de restauration.

Cette machine est classée Monument Historique.

poids à vide  5 t timbre   12 bars
poids en charge 6,750 t surface de chauffe
12,00 m2
longueur hors tout 4,750 m volume de vapeur 200 l
largeur hors tout 1,550 m soute à eau 1000 l
hauteur 2,600 m soute à charbon 300 kg
empattement 1,100 m effort au crochet 1036 kg
distribution Walschaert
La Bouillote après son arrivée sur le CFC. Sur la fosse dans le dépôt, vue trois-quart avant.

Vue trois-quart arrière.

Vue sur le grill aux Journées Portes-Ouvertes 2001. (Photos FB et MD) Après sa restauration en 2003.
Une locomotive N-19 Orenstein & Koppel de 1914, numéro de constructeur 7429.
De type Cn2T, donné pour une puissance de 50 chevaux, faisait partie d’une commande de la forteresse de Grodno portant sur dix locomotives à l’écartement de 750mm.
Construites à l’usine de Nowawes (environs de Berlin), les locomotives portant les numéros 7423 à 7432 ne purent être livrées à leur commanditaire initial du fait du déclenchement des hostilités en 1914. Elles furent modifiées conformément aux besoins de l’Inspection des Troupes de transport (“Inspektion der Verkehrstruppen”) de Kruschwitz pour la desserte de la sucrerie locale, mises à l’écartement de 716 mm et équipées de tampons doubles. La livraison des locomotives eut lieu en décembre 1914, probablement par expédition directe à Kruschwitz
A la fin de la guerre, elles furent récupérées par les PKP. L’unification du matériel les fit transformer à nouveau pour les mettre à l’écartement de 600 mm.
A l’invasion de la Pologne en 1939, ce qui restait de la série fut vraisemblablement pris par l’Organisation Todt et la 7429 fut employée à la construction de la ligne Siegfried, puis amenée en France dans la suite de la guerre. Il est permis de penser qu’elle a été alors à nouveau employée par la même organisation dans des travaux de fortifications peut-être en Normandie.
Il semble bien qu’elle ait ensuite été utilisée par l’entreprise A. Gouery, Carrières de Breuilpont (Eure) où elle a côtoyé entre autres machines, une 020 du même constructeur : la 5729.
Elle est à nouveau identifiée de façon sûre (… mais avec le numéro 5729 !) aux Sablières de Nemours, cette société ayant racheté l’ensemble du matériel de Gouéry en septembre 1950.
Rachetée à Nemours par monsieur Parent en 1972, elle est exploitée au Parc de Bagatelle à Merlimont dans le Pas de Calais où son faisceau tubulaire a été renouvelé par la Société Industrielle de Constructions et Réparations en décembre 1972. Elle y est en service de début 1973 (épreuve décennale, le 21/02/1973) jusque vraisemblablement fin 1982 (dernier contrôle APAVE en septembre 1981). Elle a été cédée en décembre 89 à un particulier et est arrivée au CFC en Mars 2001.
Elle a reçu, à une date indéterminée (probablement pendant son séjour au Sablières de Nemours), la chaudière n°5729 provenant d’une 020 O&K construite à l’usine de Drewitz (environs de Berlin) en 1913 et livrée à Jacob Gorges, Weimar.
Cette dernière machine a été en service dans les Carrières de Breuilpont (Eure et Loir), chez A. Gouery, puis affectée aux Sablières de Nemours en septembre 1950.
La machine immatriculée n°19 au CFC a deux numéros: sur son livret figure le numéro 5729 qui est celui de sa chaudière, alors que les pièces mécaniques portent le numéro 7429. Des recherches sont en cours pour retrouver les caractéristiques de la chaudière d’origine en vue de sa reconstruction. Les informations fournies par le Verkehrsmuseum de Dresde, qui conserve d’importantes archives de la société O&K, font apparaître que cette chaudière d’origine avait à très peu de choses près les caractéristiques de la chaudière actuelle, ce qui aurait largement facilité le remplacement.
Les machines O & K étaient construites par assemblage d’éléments standards (types de cylindres, de chaudières), en fonction des besoins du client : puissance, écartement etc. Il existe donc de nombreux modèles différents.
Des locomotives du même constructeur et de type similaire ont assuré la traction de trains de marchandises et de voyageurs sur des réseaux français en voie de 600 mm notamment en Bretagne
La 030T 7429 est vraisemblablement le seul exemplaire de ce type subsistant en France.
Cette machine est classée Monument Historique.

poids à vide  7,5 t timbre   12 bars
poids en charge 10 t
surface de chauffe 14,11
longueur hors tout 4510 mm volume de vapeur
largeur hors tout 1620 mm soute à eau 1020 l
hauteur soute à charbon 460 kg
empattement 1400 mm effort au crochet 1780 kg
distribution Walschaert  rayon minimum 30 m
La N-19, prise sur le grill,  et en manœuvre (Photos MAD)