Le carnet du CFC
Au cours de mes pérégrinations de cet été je me rendais de Toulouse à Albi et sur le bord de l’autoroute, j’avise un panneau annonçant que je traversais le « Pays de Cocagne »… surprise car pour moi c’était un pays imaginaire du genre paradis, un peu comme cette terre promise par la Bible dans le Livre de l’Exode, un « pays où coulent le lait et le miel » ! et pourtant, ce nom désigne bel et bien une région du département du Tarn où se pratiquait autrefois la culture de l’Isatis tinctoria, ou pastel des teinturiers, un produit qui a fait la fortune de ses producteurs avant l’introduction des teintures chimiques. Une des étapes de la transformation de la plante était la formation de ces boules, appelées cocagnes qu’on mettait à fermenter pour obtenir la teinture.
Mais quel est donc le prétexte à cette digression géographico-historico-économique ? Tout simplement que ce panneau a fait remonter un souvenir vieux de l’école primaire et l’une chanson que ma classe de CE1 avait préparée et mise en scène pour notre spectacle de fin d’année. J’ai retrouvé les paroles sur internet… elles sont juste en dessous de mon petit récit.
Quand vous les aurez lues, vous verrez qu’il y a une vérité… et une autre moins véridique : si le train de la chanson ne peut pas rouler, c’est par manque de personnel… mal dont souffrent encore nos transports actuels, parfois même aux Chanteraines. Quant à la contre-vérité, elle est attestée par nos amis du CFTT qui font circuler le Train Touristique du Tarn… justement dans la région des cocagnes, mais pas pour aller bien loin et juste pour le plaisir d’un voyage qui est plus aventureux dans le temps que dans l’espace
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Au beau pays de Cocagne Non, c'est une mouche ! |
La chef de gare, comme sœur Anne En ne voyant rien venir, Dans le téléphone en panne Appelle à n'en plus finir Tandis qu'un bel homme d'équipe En uniforme coquet Murmure en fumant la pipe Tranquillement au bout du quai "Si le train n'est pas ici C'est peut-être qu'il n'est pas parti !" {au Refrain} Non, c'est l' café qui bout ! Les jours et les nuits passèrent Mais ce qui n' passa pas c'est le train Car on a, chose singulière, Pas trouvé d' mécanicien Les gens du pays de Cocagne Sont tellement bien chez eux Qu'ils se font une montagne D'un voyage aventureux Pourquoi donc prendre le train Quand on a l' bonheur sous la main ? Tant pis s'il arrive Avec sa locomotive Nous prendrons plaisir À le voir partir ! |