Le carnet du CFC

Le Decauville n° 917 du Petit train de la Sainte Victoire

Ce locotracteur de huit tonnes, est l'unique exemplaire sauvegardé. Il provient d'une carrière à Roanne (42). 
Il a été acquis en 1985
par Noël Malliarry, fondateur du musée de La Barque, et sauvegardé sur le Petit Train de la Sainte Victoire à La Barque. Muni d'un moteur Beaudoin1 à deux cylindres (DB2), il démarre à l'air comprimé (26-28 bars) sur un seul cylindre. Le premier cylindre sert de compresseur, absorbant de la puissance, au lieu d'en fournir pour alimenter les bouteilles et les recharger en vue du prochain usage. Pendant cette opération, il faut éviter de faire travailler le moteur à pleine charge et ne jamais arrêter le moteur tant que les bouteilles ne sont pas normalement chargées.
Une fois l'opération terminée, le premier cylindre contribue alors à la puissance.

Le locotracteur n° 917 vu de 3/4 avant en attente du branchement de la bouteille d'azote. Jean Agresti a vérifié les injections de gaz-oil et le positionnement du volent d'inertie pour le démarrage.

 

 

 

Dans la cabine de conduite. On reconnaît bien les leviers de changement de marche et des petite et grande vitesse.
La bouteille d'azote n'attend plus qu'à être raccordée aux bouteilles du loco situées sous le capot moteur. Pression de service 26-28 Kg.

 

 

 

Le moteur Beaudoin deux cylindres (BD2) et les pompes d'injection (140 à 150 Kg).
À gauche le volant d'inertie avec embrayage centrifuge, ce qui exclut toute mise en marche en le poussant. Ce que nous avons essayé pour s'en rendre compte.
Puissance 28 Cv à 850 t/mn. ou 25 Cv à 1000 t/mn (type marine).
Le carter contient 16 litres d'huile.

 

Les soupapes vues d'en haut.

 

 

 

 

Le  Decauville, muni de sa plaque n°917, peu après son arrivée à La Barque le 23 juillet 1985.

 

 

 

Note : 1 La Société Internationale des moteurs Beaudoin a été créée en 1918 à Marseille par Charles Marius Beaudoin.
Le moteur du Decauville date des années d'entre deux guerres où la fabrication s'effectuait dans le quartier de la Timone à Marseille. 
Le DB2 conçu par Pouillot et Pierre Fieux se décline en 1, 2, 3, 4,  6 cylindres et la production s'arrête en 1957.

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